Tuesday, 19 March 2013

Contraste et pensées


Le jour, tout est clair, précis, et défini. Aucune question n’est posée, on regarde, on comprend, on juge, puis on intègre. On ne s’interroge sur la signification des choses, elles sont là, comme ça, un point c’est tout. La nuit, par contre, est une autre paire de manches. Tout est flou, imprécis, les choses ressemblent à d’autres, et on n’est plus certain de ce que l’on regarde. Il devient alors difficile de juger. Et puisque rien n’est clair, précis, ni même légèrement compréhensible, on commence à se poser des questions.

« C’est quoi cette chose informe? »
« À quoi ça sert? »
« Qui l’a fabriqué? »

Alors, on marche en espérant être en mesure d’y voir plus clair. Lentement mais sûrement, l’environnement se précise, et on s’aperçois qu’on longe la côte, et qu’au loin, le bruit des vagues  nous atteints. Au départ, ce n’est qu’un miaulement timide, tel le gémissement d’un chat. Mais plus on s’approche, plus le bruit s’intensifie, et se transforme en grognement sourd d’un tigre. Arriver face à la mer, c’est un rugissement de dragon qui nous accueille. Tonitruante, les vagues s’acharnent et s’écrasent les unes sur les autres sans relâche en essayant de nous frapper, créant une écume blanche qui fini par n’être que la seule chose distinguable sur ces flots sombres. Les lames se forment, bouillonnantes, et disparaissent aussi vite qu’elles étaient arrivées, ne laissant qu’une suite écumeuse qui tente désespérément de nous atteindre. Sans succès. Dès lors, les vagues nous paraissent monstrueuses, et la mer, un danger indescriptible. Elles s’efforcent de nous atteindre, nous mordre, nous engloutir. Et l’idée nous effleure l’esprit; il serait si facile de se laisser emporter, dériver jusqu'à ce que mort s'ensuive. Mais au grand jamais nous ne le ferrions. Trop de gens seraient malheureux, ou furieux, puisqu’ils ne comprendraient pas la simplicité du geste. Revenons sur terre. Les vagues nous rappellent notre solitude, notre incapacité de vie, notre handicap social. On voudrait être seul sur terre, mais en même temps entouré de gens qui nous aiment sans nécessairement nous connaitre. Au final, on ne comprend pas se qu’ont les gens avec le bruit de l’océan. Il n’y a rien de plus effrayant, surtout seule, la nuit. On lève alors les yeux pour échapper à l’envie de se lancer dans les flots, et la Voie Lactée nous apparait comme jamais auparavant. C’est à ce moment que l’on se fait absorber par l’immensité du ciel. Les étoiles nous appellent. Mais l’ensemble de la chose ressemble trop à un dôme, à l’intérieur d’une bulle, d’une prison sphérique. Il est difficile de croire que tant de choses se trouvent derrière ces panneaux d’ombre percés de lumières, d’espoir d’un monde meilleur. On voudrait s’échapper, voir de l’autre côté des panneaux, mais tout se mélange, tout devient confus, et la seule idée d’essayer de donner une sorte de cohérence à tout ça rend plus évident la grandeur de l’univers, et de notre propre petitesse, notre propre insignifiance. Certaines choses ne pourront jamais être transmises, expliquées, ou partagées. Comme ce sentiment de fatalité face à la mer et ses vagues meurtrières, l’immensité sphérique de notre prison, et face aux foules d’êtres humains, insouciants et inconscient les uns des autres. Si jamais je meurs, je désire que ce soit par l’eau ou par l’air. Pas d’une création humaine. L’être humain ne devrait jamais rien à voir avec mon histoire. Je n’ais simplement jamais eu le choix.

























































It's when you re-read something you wrote in the past that you realize how much a person can change in a short amount of time. The previous text was written less than a week ago, and I couldn't relate as much to what I once thought. The human mind is a complex one, and no one should ever try to understand it, because it will never be possible, simply because of the never ending changes.

But if you feel like your goal is to find reason, a justification, a purpose, an answer to "why are things this way, and not the opposite?", I say goodluck. Because you are likely to never succeed.