Une lueur.
Une étincelle. Quelque chose s’allume, quelque chose prend vie. Rien au monde n’est
plus simple, en étant en même temps la complexité en soi. La complexité pure.
Celle de l’incompréhension ressentie, celle du sentiment inexplicable. Ni
solide, ni gazeuse, ni liquide, ni même matière observable, malléable, ou
odorante. Elle n’est rien, mais elle est partout tout le temps. Chaque être la
ressent à un moment, que ce soit pendant des années ou bien une fraction de
seconde. C’est ce sentiment de désir incommensurable, indescriptible, qui nous
hante le plus fortement lorsque nous somme près de cet être. Cette unique
personne qui a un don qu’elle ignore. Celui de faire battre notre cœur, de
faire trembler nos mains, de nous faire perdre nos mots. Nos pensées. Tout.
Sauf sa présence. Son éclat. Sa brillance. Son être. Il rayonne, ébloui. C’est
lorsque nous avons tout perdu, dépouillé par sa pureté et son absolu, que nous
nous approchons. Ce que nous allons
dire? Nous l’ignorons, nous avons oublié, perdu avec tout le reste. Les mots
sortent tous seuls. Ils ne peuvent être retenir. Ils ruissèlent, puis prennent
de la confiance, et s’écoule finalement en torrent. Ils sont si nombreux. Si confus. Mais ils
veulent dire quelque chose. Jamais nous n’aurions osez imaginer ce jour. Ce
moment. Déclencher par une étincelle. Qui créa un inconfort. Qui créa un besoin
de s’en débarrasser. Mais nous le savons bien, elle sera toujours présente. À
cause de cet être.